Soirée suisse (photo de la page Facebook de YEWB
Échanges autour de l’éducation aux médias
Du 25 juillet au 1er août 2026, l’association suisse Youth Exchanges Without Borders (YEWB), basée à Emmen (LU), et son partenaire arménien, Community Development NGO, ont réuni 20 jeunes de 18 à 30 ans à Hermon, en Arménie, pour des échanges consacrés aux médias, à la désinformation et à l’intelligence artificielle.
Ce programme d’échange «Aznavour 2026» a combiné ateliers, conférences, exercices pratiques et rencontres interculturelles. Les participants se sont notamment penchés sur l’influence des réseaux sociaux, la fiabilité de l’information, le rôle des médias indépendants, la censure et les enjeux liés à l’intelligence artificielle. Des interventions d’experts, dont un professeur de l’Université d’État d’Erevan et des représentants de la Mission de l’Union européenne en Arménie (EUMA), ont complété les activités.
L’échange a également mis l’accent sur l’apprentissage par l’expérience. Les jeunes ont participé à une étude de terrain à Smbataberd et visité plusieurs lieux culturels et historiques, dont la grotte d’Areni-1, le monastère de Noravank et celui de Khor Virap. À Erevan, ils ont découvert le travail de CivilNet, média en ligne indépendant, et ont pu échanger sur les défis du journalisme contemporain.
Les activités culturelles ont occupé une place importante dans le programme, avec notamment des danses, une soirée arménienne et une soirée suisse. Ces moments ont favorisé les échanges entre les deux groupes et contribué à créer de nouvelles amitiés.
Fondée en 2012 par d’anciens membres du Parlement des jeunes d’Emmen, Youth Exchanges Without Borders organise régulièrement des projets internationaux, notamment avec des partenaires du Caucase du Sud. Le partenariat avec l’organisation arménienne existe depuis près de dix ans.
Le projet a bénéficié du soutien financier de Movetia, dans le cadre du dispositif suisse mis en place après l’exclusion de la Suisse du programme Erasmus+ en 2014. Le Rotary Club Luzern-Seetal, ainsi que d’autres institutions privées et donateurs, ont également contribué au financement.